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Généralités

Infections ou maladies?

On parle dorénavant d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST) au lieu de Maladies Sexuellement Transmissibles (MST). Lorsque l’on parle de maladies, il y a généralement des signes visibles, des symptômes, alors que la plupart des IST ne se manifestent pas nécessairement par des symptômes. On peut être atteint par une IST, se développant dans notre corps sans qu’il y ait de traces visibles, sans avoir l’impression d’être malade. Cependant, on est porteur d’une infection et on est infectieux.

Comment se protéger?

Que l’on soit gai, hétérosexuel, ou bisexuel, que l’on soit jeune ou moins jeune, noir ou blanc, les IST ne font pas la différence : elles concernent tout le monde et personne n’est à l’abri.

Alors pas de relations sexuelles, pour échapper aux IST ? Soyons réalistes ! Puisqu’il n’est pas question de tirer un trait sur notre vie sexuelle, voyons plutôt de quelle façon la vivre le mieux possible tout en se protégeant mutuellement.

Le moyen de protection le plus efficace contre les IST demande l’utilisation du préservatif ou du Femidon (préservatif féminin). Le préservatif est le meilleur moyen de ne pas se poser de questions et de ne pas craindre les IST ainsi que le VIH. Toutefois, l’utilisation du préservatif ne suffit pas toujours. Si vous avez des relations sexuelles, il est conseillé de faire un dépistage systématique des principales IST au moins une fois par an, plus souvent si vous avez beaucoup de partenaires.

Une IST (hormis le VIH) diagnostiquée précocement, et donc traitée rapidement, est généralement bénigne et sans conséquence particulière. La seule IST qui ne se guérit pas est le VIH. Une infection par une autre IST augmente le risque d’infection au VIH.

Comment savoir si on a attrapé une IST ?

Certaines personnes qui ont contracté une IST ont  peu ou pas de symptômes, d’autres ont des symptômes très marqués, comme :

  • Ecoulement du pénis
  • Sensation de brûlure au moment d’uriner
  • Lésions, particulièrement dans la région génitale ou anale
  • Démangeaisons aux organes sexuels ou à l’anus
  • Rougeurs ou boutons
  • Ganglions enflammés au niveau de l’aine

On peut avoir un seul symptôme ou une combinaison de plusieurs d’entre eux.

Si tu as un de ces symptômes, cela ne veut pas dire que tu as forcément une IST. Ces symptômes peuvent être provoqués par d’autres infections qui ne sont pas d’origine sexuelle. En revanche, si tu as des relations sexuelles et que tu prends des risques, il est nécessaire de t’adresser à ton médecin généraliste ou au personnel de CHECKPOINT (021 631 01 76)

Si vous avez contracté une IST (un médecin a identifié l’infection et il vous a prescrit un traitement), prévennez votre/vos partenaire(s) pour qu’il(s) consulte(nt) aussi un médecin et que comme vous il(s) puisse(nt) bénéficier d’un traitement. Au cours du traitement et jusqu’à la guérison, utilisez des préservatifs lors des rapports sexuels.

Consultation d’urgence pour les infections sexuellement transmissibles (IST):

Profa Consultations de santé sexuelle – Planing famillial au 021 631 01 42

Policlinique de dermatologie et de vénérologie, CHUV, avenue Beaumont 29 – 1011 Lausanne (021 314 04 00).
Du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 14h à 17h30

Les interactions entre le VIH et les autres IST sont étroites

Les IST augmentent le risque d’infection par le VIH : les ulcérations et les microlésions génitales favorisent la pénétration par voie sexuelle du VIH dans l’organisme. De plus, lorsqu’elles surviennent chez les sujets infectés par le VIH, certaines IST ont une évolution plus grave et sont plus difficiles à traiter.

Si tu as beaucoup de partenaires sexuels différents, il est important de faire un à deux contrôles annuels par un dépistage des IST. Plus le nombre de partenaires est important, plus le risque de contracter une IST est grand.

15% des gais de l’arc lémanique qui pratiquent le sexe en groupe ont eu une IST durant les 12 derniers mois, contre 5% des gais qui ne pratiquent le sexe qu’à 2!